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6/10

Il s’agit du premier livre en solo de Steve Jackson, un de mes auteurs cultes et du deuxième volume de la série.

Par rapport au Sorcier de la Montagne de Feu, les règles s’enrichissent d’un système de Magie. Normal, puisqu’on incarne un magicien. Le lecteur doit choisir un nombre de sorts (tiré aux dés) au départ dans une liste bien précise. Ses sortilèges pourront ensuite lui sauver la vie à plusieurs reprises dans la Citadelle. Ceci constitue un des intérêts majeurs du livre.

Cependant, le scénario reste aussi basique que celui du Sorcier de la Montagne de Feu. Il s’agit une fois de plus de tuer le grand méchant (ici Balthus le Terrible), qui se prépare à envahir le pays du héros.

Comme dans son prédécesseur, l’intrigue de la Citadelle du Chaos se déroule exclusivement en intérieur, ce qui rend l’aventure un peu monotone. Signalons tout de même quelques paragraphes dans la cour extérieure de la forteresse au départ. Le récit est relativement court, mais compense cela par une difficulté répulsive. Certains passages sont très difficiles à franchir (je pense surtout aux Ganjees) puisqu’ils demandent un objet indispensable, la plupart du temps peu évident à découvrir. Le lecteur devra donc recommencer un grand nombre de fois le livre avant d’arriver devant Balthus le Terrible. (En tout cas, j’ai mis longtemps). Peu, ou pas, de combats en revanche, et ceux existants se révèlent assez faciles. On retrouve la griffe de Steve Jackson, qui se démarque de son compère Ian Livingstone sur ce point.

Autant le dire franchement, j’ai trouvé l’aventure très plate, peut-être plus que dans Le Sorcier de la Montagne de Feu. Le style est peu accrocheur et l’ambiance proche de l’inexistence. Mais, c’est surtout la sensation de vide dans la forteresse qui m’a déçu. Balthus est censé avoir recruté une armée de monstres mais on n’en verra aucun durant l’aventure. Pas le moindre garde ne circule dans les couloirs de la citadelle et les rencontres avec un quelconque personnage sont très rares. Quelques originalités toutefois, comme les Micks ou les Calacorns mais elles sont rares. Le problème est que l’on a plus l’impression d’explorer une forteresse abandonnée qu’une citadelle se préparant à la guerre.

Parlons brièvement du combat final, qui est l’un des points forts du livre. Il occupe une bonne vingtaine de paragraphes et s’avère très bien mis en place. On a de multiples façons de terrasser Balthus (très charismatique en passant) dont une sans même l’affronter. Le paragraphe final est quand à lui assez intéressant car il montre clairement que l’aventure ne s’arrête pas là et que le chemin du retour sera aussi périlleux que celui de l’aller.

Cependant, vous l’aurez compris, je n’aime pas beaucoup La Citadelle du Chaos. Ses quelques points forts, comme le combat final, le bestiaire original ou le système de magie, ne suffisent pas à faire oublier sa courte taille, son ambiance plate et sa difficulté élevée. Il s’agit probablement d’une sorte de « test » avant Sorcellerie! mais ça ne suffit pas à faire apprécier le livre. Se situe au même niveau que son prédécesseur, c'est-à-dire dans la moyenne des Défis Fantastiques.

Gogorn

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