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Note-10


Ah mon premier ldvelh ! Il s’agit du troisième opus en solo de Steve Jackson, et une aventure complètement différente des deux précédentes : après l’héroïc fantasy classique et l’espace, voilà le seul Défis Fantastiques d’horreur. Ce livre nous propulse en effet dans l’Angleterre du vingtième siècle et dans une ambiance digne des meilleurs films d’épouvante. En panne sous une pluie diluvienne, notre héros, bien malgré lui va devoir demander de l’aide à la seule habitation des environs, un manoir délabré.......La nuit sera longue ! Bref, scénario classique au départ mais déjà innovateur pour un ldvelh.

L’aventure se déroule exclusivement dans le manoir, que l’on devra explorer en long, en large et en travers si on veut espérer s’en échapper. A ce propos, on découvre assez vite que le seul moyen d’y parvenir est d’éliminer le Maître des lieux, le sinistre Comte de Brume. Manque de pot, le méchant n’est vulnérable qu’à une certaine arme…..c’est donc parti pour une fouille en règle des lieux, accompagnées des rencontres macabres que l’on imagine.

Le « bestiaire » du livre est à ce propos très varié : outre les habituels vampires, goules et autres zombis, on rencontrera un bourreau, une secte diabolique qui sévit dans les sous-sols du manoir ou encore des démons. Du côté des PNJ, on retiendra le bossu Shekou, le comte lui-même, son majordome ainsi que bien d’autres…..bref, un livre parfaitement pourvu à ce niveau.

L’aventure est, quand à elle, très bien retranscrite et lire le livre seul chez soi pendant une nuit d’orage produit un effet assez savoureux. Ceci grâce au style de Jackson, parfaitement neutre, et aux multiples passages effrayants. Pour rendre la lecture plus réaliste, une nouvelle règle entre en jeu : la très présente peur. On dispose au départ d’un total maximum de peur. Le total de départ est égal à 0 et augmentera à chaque rencontre ou moment qui peuvent affecter le héros. Si l’on atteint notre total maximum, on meurt tout simplement de peur. Une idée très sympathique et qui rajoute du piment au récit. Il est simplement dommage que cette règle nous empêche de visiter toutes les pièces que l’on souhaite, sous peine de mourir de peur.

Pour en finir avec toutes ces bonnes idées, certains passages sont réellement marquants ; je pense notamment à la rencontre avec les trois prisonniers, le pendu que l’on peut apercevoir de la fenêtre, ou le spectre sans tête. Sans parler du combat final, qui réservera quelques surprises.

Hélas, Jackson retombe dans ses travers en ce qui concerne la difficulté : oubliez La Citadelle du Chaos et La Galaxie Tragique, Le Manoir de l'Enfer hausse encore le niveau d’un ton. Non content d’être un one-true-path redoutable, le livre est carrément infaisable avec un total de peur de 7 ou de 8 (compris entre 7 et 12). Et, sachant que les morts subites sont très nombreuses, vous comprendrez que finir l’aventure est un petit exploit. Heureusement, les combats sont peu nombreux et ne devraient pas poser de problèmes majeurs.

Malgré cette difficulté trop élevée, Le Manoir de l'Enfer reste un sommet des Défis Fantastiques à mes yeux. Son ambiance exceptionnelle et son originalité le placent au rang des chefs d’œuvre de la série, toujours selon moi. A découvrir au plus vite.

Gogorn

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