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4/10

Retour aux sources, si l’on peut dire, pour Ian Livingstone. Non seulement Le Temple de la Terreur revient à l’héroïc fantasy, après l’excellent combattant de l’autoroute, mais nous offre de plus, la suite de son premier livre ! En effet, on incarne dans cette aventure le même héros qui a ramené son marteau de guerre au roi Gillibran dans la forêt de la malédiction. De repos à Pont de Pierre, nous nous voyons confié une mission par Yaztromo : retrouver, avant un méchant nécromancien sinon c’est pas marrant, cinq statuettes de dragons, enfouis dans une cité perdue. Vous l’aurez compris, le scénario est loin d’être innovateur et est même basique au possible. Sans doute conscient de cela, Livingstone introduit un choix de sortilèges au début de l’aventure. On peut en choisir trois sur huit et chacun coûte un certain nombre de points d’Endurance à l’utilisation. Si cette idée peut paraître vaguement originale, les sorts sont des plus banals et leur utilité ne sera pas grande.

Le récit s’organise en deux parties distinctes : le voyage de la tour de Yaztromo à la cité perdue de Vatos, et l’exploration de cette dernière. La première partie a le mérite d’être variée et de nous faire passer par des endroits variés : Port-de-Sable noir, la forêt, un désert….le seul soucis est que l’on a un choix de direction dès le deuxième paragraphe et que l’un nous conduit à notre perte puisqu’un objet indispensable est à découvrir dans l’autre. A part cet énervant détail, cette partie reste la plus intéressante, sans toutefois véritablement casser des vitres.

Car, l’exploration de Vatos, qui prend environ les trois quart de l’ouvrage, va s’avérer très, très poussive. La faute principalement à des paragraphes laconiques et de courte taille, qui ont bien du mal à mettre en place une ambiance correcte. Les souterrains de la cité sont de surcroîts assez vides et ne contiennent que quelques rares monstres, peu originaux. Les PNJ sont très rares et, à l’image du livre, assez falots. Les moments forts sont quasi inexistants tandis que la durée de vie du livre est assez basse. Quand au méchant de service, Malbordus, il n’apparaît qu’à la fin et manque cruellement de charisme et de background. Le combat contre lui est très court et ne contient aucun rebondissement particulier. Pour, tout de même, citer une idée sympa, la présence d’un Messager Fatal, une créature qui nous précède et inscrit les cinq lettres du mot « fatal » dans des endroits variés. Si on a le malheur de lire les cinq, on meurt sur le coup. Mais une seule bonne idée ne suffit pas à sauver un livre.

Pour compléter ce tableau peu élogieux, venons en maintenant à la difficulté du livre. Colossale ! Non content d’être un one-true path corsé (outre les cinq dragons, deux ou trois objets et informations sont indispensables), les combats sont très, très difficiles et souvent injustes. Les PFA sont en revanche peu nombreux.

Bref, Le Temple de la Terreur est loin d’entrer dans mes Défis Fantastiques favoris. Ian Livingstone livre le minimum syndical et un livre froid, sans aucune personnalité ni saveur. Assurément, un de ses plus gros échecs.

Gogorn

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